En ce week-end de trois jours où tout être normalement constitué partirait se défouler à la mer/montagne/campagne, il y en a qui travaillent. Donc au lieu de partir en week-end, je suis restée fidèle à mon poste, derrière mon casque et mon ordinateur pour vous assister, vous autres automobilistes, qui tentez la grande aventure des bouchons du samedi matin et du lundi soir.

Heureusement (et malheureusement pour les français car ceci est sûrement du à la baisse du pouvoir d'achat et à la hausse des carburants), pas trop de pannes et d'accidents, vous avez été sages. Mon seul jour de repos étant dimanche, j'ai eu une pause contrainte dans mes procédures administratives, ce qui me stresse et m'empêche de dormir. J'ai hâte que tout soit régler, surtout la question du logement afin de pouvoir un peu me projeter dans ma future vie tokyoite.

Cependant, c'était aussi l'occasion de plonger le nez dans mon Banzaï (méthode de japonais) pour revoir et compléter ce qui a été fait cette année en cours. Et encore entasser du vocabulaire : à chaque phrase d'exemple, je prends en note les mots que je ne connais pas dans un petit carnet.

Et pour un peu d'application, j'ai pris le temps de discuter un peu avec mon correspondant japonais sur msn. Il est retourné au Japon et attend son visa pour revenir en France. Finalement, ce n'est pas si évident que ça d'en obtenir un. Il m'a dit qu'après plusieurs aller-retour pour rapporter sans arrêt de nouveaux documents, il est maintenant convoqué à un entretien en fin de semaine. Enfin je rassure les postulants au visa, son statut est particulier, il veut s'installer en libéral à Paris. Parce qu'il est dans la création haute couture, et je l'ai connu au moment où il était encore en stage chez Kenzo (Kenzo qui? Kenzo Takada!). Ce fut aussi l'occasion de parler un peu de la suite, de savoir si finalement on se retrouvera à Tokyo en septembre ou si on ne fera encore que se rater de peu, dans l'optique où il reviendrait en France. Ce que je lui ai souhaité de tout mon coeur. Il m'a répondu que finalement, ça lui été peut être égal d'être en France ou au Japon. Selon lui, la France est un pays génial, mais pour lui, exercer au Japon est plus simple. Et réflexion s'en suivi sur la quête des expats : qu'est ce qu'on cherche en voulant habiter dans un autre pays ? Notre conclusion est qu'importe le pays, du moment qu'on vit bien notre vie. D'où :

La question n'est pas "où" mais "avec qui"? Ca ne sert à rien de partir au bout du monde, quelle que soit la magnificence de l'endroit, si on ne peut le partager avec quelqu'un.

Ca me rappelle une certaine conclusion...(et certainement à tous ceux qui ont vu into the wild, dont la conclusion pourrait être qu'au fond, le bonheur n'a de sens que s'il est partagé)

grand moment de réflexion ce soir...

into_the_wild
into the wild...quelque part entre Tokyo et Kyoto
(voyage 2004)